Jean-Pierre ROUVIERE

L’histoire de l’Aïki Vu Dao est liée à celle de Jean-Pierre Rouvière qui en reste l’un des fondateurs. En voici le détail :

Jean-Pierre ROUVIERE est 7ème DANG WFVV
Médaillé jeunesse et sports

Il a commencé l’aïkido en 1963 et a passé son 1er Dan 1968.
Diplôme d’Etat Aïkido délivré en 1976 par le comité supérieur d’aïkido (Union nationale d’aïkido – UNA). Il est l’élève direct de Maître BENHAIM Jacques (disciple de Maître MATSURA NAKAZONO).

Il a travaillé avec ceux qui ont marqué l’histoire de cet art martial en France :  Mutsuro Nakazono, Masamichi Noro, Nobuyoshi Tamura, Hiroo Mochizuki, André Nocquet.

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Il aussi reçu en parallèle, une formation de Karaté durant 12 années dont il a pratiqué différents styles. Principalement le Shotokan et le Wado Ryu au DOJO de Montpellier (Cours Saint Louis) en 1962 avec Maître CAUDRELIER. Puis à Marseille à partir de 1966 avec le Maître de Kempo GUYETAND Georges.
Enfin, il a pratiqué le Iaïdo et le Kobudo et a observé tous les arts de combats, en particulier la boxe américaine, la boxe anglaise, avec beaucoup d’intérêt.

En 1986, et à la demande de ses élèves il crée sa propre méthode d’arts martiaux. D’abord nommée Aiki Budo. Il l’appellera ensuite Aïki Budo Viet car l’Aïkibudo est désormais la propriété intellectuelle de l’école FLOQUET. (C’était également le nom donné par Morihei Ueshiba à son art martial lorsqu’il commença à l’enseigner)

Aïkibudoviet conservait le terme japonais en y ajoutant la particule « Viet », en hommage à l’accueil de notre discipline au sein de la Fédération d’arts martiaux vietnamiens – Viet Vu Dao (International Vietnamese Traditional Martial) crée par Maître N’Guyen Cong Tot en 1975.
En 2015, et une nouvelle fois pour des raisons de propriété intellectuelle, le terme AIKI VU DAO a été choisi et cette fois déposé pour permettre une pratique sereine loin des guerres administratives et fédérales, qui polluent parfois la pratique…

 


Interview de Jean-Pierre Rouvière

JP Rouvière

Jean-Pierre, quand as tu commencé l’aïkido ?

en 1964 à Montpellier.

Comment es tu venu à l’aïkido ?

suite à la rencontre, lors d’un cours de karaté, des Maitres Noro et Tamura.

Quels autres arts martiaux as tu pratiqué ?

Essentiellement, 12 ans de karaté, commencé en 1963 à Montpellier.

Comment se passaient les premiers cours d’aïkido ?

Nous étions 6 au plus, ils avaient lieu le dimanche matin avec comme professeurs un couple de ceintures noires . Ils étaient très compétents tant dans l’esprit de partage  et technique  qu’exige l’aïkido.

Combien de ceintures noires as tu formé ?

je pense, au minimum depuis  que j’enseigne depuis 1973 ou 74, 150 à 180 CN.

Que penses tu de l’aïkido contemporain ?

Celui ci n’a guère évolué à cause de querelles de chapelles entre diverses fédérations qui ont commencé en 1978 du temps des maitres Nocquet, Tamura, H. Mochizuki et suite à l’arrivée de C. Tissier sur le tard.

Pourquoi avoir fondé ta propre école ?

Pour protéger mes élèves. Lors d’un passage de ceinture noire et malgré sa valeur technique en aïkido, le candidat était tributaire de l’appartenance à une école. Par exemple, si le jury est composé de professeurs d’aikido du maître Tamura et le candidat est issu de l’école de Maitre Nocquet c’était l’échec assuré et vice/versa…

Pourquoi suivre les arts martiaux vietnamiens ?

Pour appartenir à une fédération puissante où nos passages de ceintures noires se feront selon un jury indépendant de l’aïkido, impartial et donc juste. Ce jour-là j’ai pris la décision de nous nommer Aïki Budo Viet par rapport à l’esprit Budo (guerrier)  disparu en 1946.

Comment as tu rencontré le maître Nguyen cong tôt ?

Au travail à la CPCAM en 1977.

Comment se passaient les entraînements avec lui ?

J’ai pratiqué le Viet Vu Dao à sa naissance en France avec maître Nguyen Cong Tôt. Les entraînements sont physiques et demandent également de la souplesse. C’est un art martial vietnamien plus proche du kung fu que du karaté.

De quel aikido te sembles tu le plus proche (école, maître) ?

De maître G. Shioda qui incarne l’aikido dans toute son efficacité.

Quels sont les maîtres d’aïkido qui t’ont marqué et pourquoi ?

Maitre A. Nocquet qui a été l’élève direct du Grand Maître M.Ueshiba. J’ai suivi tous ses stages à Marseille jusqu’à la ceinture noire, que j’ai passé avec son bras droit J.D. Cauhepe en 1968 à La Mède (13).
Egalement Maître J. Benhaim, mon professeur qui m’a transmis les valeurs techniques de combat, la philosophie morale de l’aïkido, je lui en serais toujours reconnaissant.

Aujourd’hui que souhaites tu pour l’évolution de l’aikivudao ?

Que  mes fidèles ceintures noires prennent le relais en créant des clubs, en transmettant mon aïki qui est efficacité dans l’affrontement physique, tout en restant dans l’esprit de contrôle.  Qu’ils diffusent également au sein des clubs et de la fédération les principes de la vie : respect de soi même, des autres, du groupe, rester soudés entre pratiquants quelques soient nos origines sociales, ethniques, culturelles.

Crois tu que tes élèves ont la même motivation que tu as eu pour poursuivre l’aventure ?

Certains puisque qu’ils m’ont incité à créer Aïkivudao pour que mon aïkido perdure au travers d’autres avec les qualités et caractéristiques décrites ci-dessus.

Comment ne pas perdre l’esprit de l’aïkido que tu défends avec les années et les futurs enseignants ?

Question difficile. Il faut avoir l’envie de tout simplement enseigner oui, mais éviter de tomber dans l’esprit mercantile ou se sentir supérieur aux autres, bref les défauts des êtres humains…

Si c’était à refaire, choisirais tu d’avoir la même vie ?

Oui !

Quel est est ton principal regret en Aiki ?

La trahison de ceintures noires que j’ai formées et qui ont préféré rejoindre d’autres fédérations pour l’appât du gain souvent et/ou par orgueil parfois.

Dans la vie ?

Disons peut être le sacrifice de ma réussite professionnelle pour l’aïkido.

Quelle est ta principale réussite dans l’aikido ?

Les amis que je me suis fait et qui me sont toutes et tous très chers à mon cœur.

Dans la vie ?

Difficile à me déterminer, en étant honnête de bonnes choses parfois mauvaises.